J'avais huit ans , les Lipizzans blancs dansaient vertigineusement devant moi, dans le hall du prater à Vienne..
Mon père cavalier émérite du dernier régiment à cheval le 11e cuir, se redressait d'admiration. Il nous avait emmenés voir ce qu'il considérait d'important à ce moment, nous avions fait le voyage malgré les souvenirs de guerre encore très présents (1958 en Autriche ).
L'odeur du cuir et la sueur glissaient sur les flancs de l'animal, les naseaux suintants, celui-ci reprit sa valse ,c'est tout ce dont je me souviens ..
c'est peut-être pour cela que je t'appelais "cheval"
La valse de la vie a continué depuis , et le lourd Przewalski est arrivé .
Tu avais des bottes abandonnées au cercle hippique voisin , te voilà à étriller maintenant.
Il y a deux fers à cheval dans l'atelier que je range aujourd'hui ...tout est sorti dans la cour
je finirais demain par les jeter ... avec ton souvenir tes souvenirs tous tes souvenirs
mes souvenirs qu'il me faut ranger pour tenter de vivre.
aujourd'hui la maison est belle , le soleil entre partout rien ne le gêne ,pas même le chat des voisins qui joue le charmeur sur le gazon ,mais il sent que je m'en fou et il s'en va...
ce soir le soleil aussi sera parti ..le jour aussi, la nuit aussi ,demain aussi , merci ...
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